Qui suis-je ?

Anaïs EUVERTEJe suis Anaïs EUVERTE, accompagnante en relation d’aide et formatrice spécialisée sur la thématique des violences conjugales.

J’ai exercé pendant 10 ans en tant que juriste en association, dont 6 années auprès d’un public de victimes de violences conjugales.

Dans ma pratique professionnelle de juriste, j’ai été confrontée à de nombreuses reprises à des difficultés liées au manque de formation des professionnels sur le sujet des violences conjugales.

Aujourd’hui, beaucoup de victimes parlent mais encore trop peu de professionnels sont à même de pouvoir les entendre complètement sans les juger et de pouvoir les renseigner efficacement.

Recevoir des victimes de violences conjugales nous confronte en tant que professionnels à de l’impuissance et cela n’est pas facile à vivre.

C’est pourquoi au fil du temps je me suis consacrée à la formation des professionnels, d’abord dans l’association où j’étais salariée puis aujourd’hui de façon indépendante. J’ai souhaité mettre mon expérience au profit des professionnels qui ont le désir de comprendre, d’entendre et d’aider les personnes victimes.

L’ accompagnement que je faisais pour les victimes de violences conjugales va au-delà de simples informations juridiques, il s’agit d’un vrai processus de prise de conscience, d’information, de mise en œuvre et de reconstruction pour la personne.

J’ai par ailleurs suivi une formation en relations humaines, ce qui m’a donné des bases solides pour accompagner les autres et pour aider les professionnels à prendre du recul sur leurs pratiques.

Ce que j’ai remarqué, c’est que la possibilité pour les professionnels de maîtriser les outils juridiques face aux situations de violences conjugales leur permet de sortir de l’impuissance et donc de pouvoir mieux écouter puisqu’ils pourront aider efficacement en donnant les bonnes informations. Il ne s’agit pas de se substituer à un juriste ou à un avocat mais simplement de pouvoir donner des informations basiques dont ont besoin ces personnes qui ne connaissent souvent même pas le B.A BA du droit.